Quelque soit la raison pour laquelle vous souhaitez remettre votre cheval au travail, il est important que ce travail soit adapté et progressif afin d’éviter tout problème de santé engendré par un simple manque d’entraînement physique. Comment devez-vous vous y prendre ? Quels exercices pour commencer en douceur ?
Commencer en douceur
Commencer en douceur pour laisser le corps du cheval acquérir progressivement force et souplesse. Je conseille dans un premier temps de travailler essentiellement à la longe sans enrênement pour redonner une bonne condition physique. Lorsque le cheval ne semble plus fatigué par le travail en longe il est temps de passer à cheval.

Pour le travail monté, privilégiez le travail au pas et au trot comme s’il s’agissait d’un jeune cheval. Revoyez vos exigences à la baisse et n’abusez pas du travail de deux pistes et des exercices qui sollicitent fortement l’arrière-main comme le reculer.
La fréquence et l’intensité du travail doivent elles aussi augmenter au fur et à mesure que le cheval s’habitue au rythme de travail. Attention, si vous travaillez votre cheval plusieurs jours d’affilé faites attention aux courbatures et encore une fois soyez indulgent avec votre cheval même s’il vous semble que le travail est moins bien que la veille.
Adapter le travail
Le plus important ne réside pas dans le choix des exercices mais dans la capacité à savoir doser chaque exercice. Le fait de vous acharner sur quelque chose en particulier n’est pas une bonne chose. Cela fatigue les même groupes musculaires ce qui génère des courbatures et ce n’est absolument pas éducatif pour le cheval qui commence à en avoir marre et exécute les mouvements mécaniquement et dans la crispation. Le mot d’ordre est donc : variez les exercices et faites un peu de chaque.
Vous sentez que votre cheval n’a pas très envie de travailler et que son moral est affaiblit par la reprise du travail ? J’ai une technique infaillible pour y remédier ! Il vous suffit de faire ponctuellement des séances beaucoup plus courtes et plus simples que d’habitude en favorisant les exercices que votre cheval apprécie et sait bien faire tout en récompensant sincèrement et abondamment. Ainsi il sentira votre enthousiasme, votre fierté et comprendra ce que vous attendez de lui. Il est fort possible que votre cheval ait fait de gros progrès entre cette séance et la prochaine, c’est sa motivation et son enthousiasme qui ont été boosté.
Savoir s’arrêter

Savoir s’arrêter rime avec savoir observer. Votre cheval vous donne tous les signes pour que vous puissiez évaluer son état de fatigue physique et intellectuelle. Il est facile d’estimer la fatigue physique à la transpiration du cheval et à son essoufflement.
En revanche la température extérieure et le vent influent grandement sur la transpiration ce qui ne rend pas facile l’estimation de la fatigue par ce moyen.
L’idéal bien sur étant que le cavalier connaisse suffisamment son cheval pour sentir le moment où il commence à être fatigué.
Pour ce qui est de la fatigue intellectuelle (que l’on rencontre plutôt chez les jeunes chevaux), mon petit truc est de m’arrêter au moment où le cheval est le plus disponible et à l’écoute de mes demandes. Cette concentration demande énormément d’énergie au cheval car ce n’est pas naturel pour lui, alors j’arrête la séance rapidement après pour le récompenser de cette attention.
Si votre cheval est plutôt malin et à tendance à vite devenir turbulent, il est important que vous sachiez vous arrêter avant qu’il ne commence à s’impatienter et devenir difficile à gérer. Là encore c’est à vous de connaître suffisamment votre cheval pour vous arrêter avant même d’avoir atteint sons seuil de tolérance et d’en repousser un peu plus les limites à chaque fois.
Dites-moi ici ce que vous avez prévu pour remettre votre cheval au travail !
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